L'Accordeur

"L'Accordeur": 1er prix Claude Nougaro 2012-2013 catégorie Decouverte (15-18 ans), catégorie nouvelle.

 


Prix Claude Nougaro 2013

 

Les prix d’écriture Claude Nougaro sont remis chaque année à de jeunes talents pour les encourager sur la voie de l’écriture de nouvelles, de bandes dessinées, de courts métrages ou de chansons. Les lauréats ont tous entre 15 et 25 ans. Cette année, pour la septième édition du prix d’écriture Claude Nougaro, ont été récompensés et donc soutenus :

Catégorie nouvelles

  • Emma Arnaud, de Toulouse pour « Morceau »
  • Agathe Baudin, de Toulouse, pour « L’accordeur »
  • Karen Laura Ventinhas, de Toulouse, pour « The End »
  • Yseult Gouachon, de Senouillac (81), pour « Minuit et la belle sans visage »

En bande dessinée

  • Laura et Lisa Donadille, de Sarrouilles (65) pour « Le papillon »
  • Basile Bibas, de Toulouse, pour « Ici au front » (il participe au fanzine et est dans ma classe)
  • Marie Hervouet, de Toulouse, pour « La seconde vie de Mister Staferley »
  • Robin Pelissier, de Montastruc-la-conseillère (31) pour « Le premier bruit que j’ai entendu, puis a suivi le réveil »
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Ding, dong.

Monsieur Ekani se leva de son canapé et se dirigea en traînant les pieds vers la porte d'entrée. Il l'ouvrit, aperçut un mouvement et se prit un pack de lait dans la figure sans même avoir eu le temps de réagir. Le robot-lanceur du quartier, réputé pour le nombre élevé de ses victimes, avait encore fait une erreur de calcul.

 

Une bosse plus tard, Monsieur Ekani rentra dans sa cuisine et décocha un grand coup de pied dans le frigo intelligent. « C'est le douzième pack de lait cette semaine ! » Son geste eut pour effet de faire venir une dizaine de robots-livreurs, l'un avec des œufs, un autre avec de la salade... Le dernier arriva avec un pack de lait. « Ce frigo tient vraiment à avoir le dernier mot » se dit M. Ekani en fronçant les sourcils, ce qui était l'un de ses tics favoris. Il se donnait ainsi une contenance quand il était perplexe. Son visage était plutôt avenant, peu marqué par le temps. Mais son métier lui avait valu des petites ridules autours des yeux et de longues et fines cicatrices sur les bras.

 

Dans la ville de Siraz, tout le monde connaissait Viktor Ekani, cependant il n'était pas apprécié pour autant. Souvent, les gens se retournaient sur son passage en chuchotant. Ces choses là n’atteignaient pas Viktor, les commérages ne l'avaient jamais intéressé. Peu de choses l'intéressaient, il semblait toujours froid, les sentiments, la passion n'étaient pas autorisés à rentrer dans sa vie.

 

Ce jour là, il reçut son courrier avec dix-huit minutes de retard, mais les horloges électroniques n'étaient pas fiables en ce moment... Comme beaucoup de robots d'ailleurs, quand ils n'étaient pas tout simplement inutiles. Il y avait la pile habituelle de factures et rappels de dettes, les affaires marchaient mal pour M. Ekani. Il se souvint avec nostalgie de ses débuts où Accordeur d'Orgue à Chats lui paraissait être le meilleur métier du monde. Mais cet instrument de musique s'était vite démodé et aujourd'hui seuls quelques excentriques en possédaient encore. Viktor poussa un long soupir et se mit à remplir les formulaires. Il y en avait une petite dizaine, tous très colorés. Leurs couleurs vives cachaient une bureaucratie efficacement inutile qui classifiait tout et inventait sans arrêt de nouvelles lois. Il était encore aux prises avec un formulaire particulièrement vicieux, lorsqu'un petit robot voleta vers lui et l'informa qu'il avait un rendez-vous à seize heures. Ekani lui lança un regard noir et l'envoya valdinguer à travers la pièce. Il détestait les robots.

 

Par habitude, il jeta un coup d’œil sur l'horloge. « Il est seize heures », dit elle d'une voix éraillée avant de tomber définitivement en panne. Il se mit à courir, attrapa sa caisse à outils et sortit. Il ne pouvait pas se permettre d’être en retard. Heureusement, un remorqueur n'était pas loin. Viktor attrapa une corde de justesse, une force phénoménale le tira vers l'avant et le souleva du sol. Il manqua de percuter une jeune femme qui portait le costume des bureaucrates, et il se stabilisa avec difficulté. De temps en temps, des gens lâchaient une corde et atterrissaient lourdement sur le sol. Viktor arriva vite dans le quartier de Keere. Il lâcha la corde et se réceptionna avec souplesse. L'endroit était sinistre ; autrefois ce quartier était réservé aux riches mais maintenant les grandes maisons tombaient en ruines. Il se dirigea vers l'une d'elles, un peu moins décrépie que les autres et poussa le portail. Comme toujours, les volets étaient fermés, la vieille dame ne les ouvrait plus depuis des années. Avant de rentrer, il regarda le nom écrit près du heurtoir : Chrysalde de Molombe. Il la trouva occupée à monologuer avec l'antibavard. Cet objet renvoyait la voix du bavard avec quelques secondes de décalage. Une personne normale perdait le fil de ses idées et arrêtait de parler. Mais la vieille dame s'en servait pour créer l'illusion d'une présence et passer ses journées à discuter avec elle-même.

L'accordeur ne supportait pas ce brouhaha incessant mais elle était sa dernière cliente. La

dernière personne, autre que lui, à posséder un orgue à chats.

 

Et quel orgue ! Il était en bois fin avec un clavier en ivoire, surmonté d'une haute cage somptueusement décorée. Les huit chats s'y tenaient, seules leurs queues dépassaient à l'extérieur. Deux petits marteaux d'argent reliés à des bras mécaniques permettaient de frapper la queue des chats et de produire des miaulements. Autour de l'orgue, se trouvait un fouillis innommable, des hologrammes effacés par le temps côtoyaient de vieilles théières et des piles de lettres ; c'était la salle aux souvenirs de la vieille dame.

 

Elle monologuait beaucoup lorsqu'elle pénétrait dans cette pièce, tous ces objets lui rappelaient son passé mouvementé. Un oncle lointain et riche lui avait légué cet orgue en héritage, ce qui l'avait beaucoup déçue. Par dépit, elle avait voulu le vendre et s'était fâchée par la même occasion avec sa famille. La vieille dame s'approchait d'un hologramme tremblotant où l'on voyait une jeune femme en robe de mariée dans les bras d'un bel homme. Elle était tombée folle amoureuse d'un homme qui voulait lui acheter l'Orgue. Comme leur amour était réciproque, ils s'étaient mariés dans l'année. Elle souriait en regardant les hologrammes chronologiques de son mari. Mais son bonheur se brisa lorsque son mari mourut d'un tragique accident. Après toutes ces années, son seul réconfort était que la tuile qui lui était tombé sur la tête l'avait tué sur le coup. Mais à l'époque, quand elle apprit la nouvelle, le choc fut tel qu'elle faillit en perdre la raison. Elle resta cloîtrée chez elle et pleura son mari pendant presque une année. Puis elle se retrouva dans un asile d'aliénés.

 

Un matin, elle s'enfuit dans un bruit de pétarade, flottant derrière son déambulamoteur trafiqué. Ses cheveux gris ondulaient derrière elle et sa chemise de nuit claquait au vent. C'était la première fois depuis cinq ans qu'elle voyait la lumière du jour. Elle se réfugia dans sa maison du quartier de Keere et n'en sortit plus par peur d’être retrouvée. Les années passèrent sans encombre. Mais maintenant, elle perdait la tête et le pire, c'est qu'elle s'en rendait compte. Elle haïssait la terre entière qu'elle tenait pour responsable de ses malheurs.

 

Monsieur Ekani commença par huiler les mécanismes, puis testa l'orgue. Il passa ensuite à la tâche la plus délicate : accorder les chats. C'était un art très subtil car le miaulement de chacun des chats devait correspondre à une unique note de musique. Souvent, le chat se déréglait peu à peu et les miaulements perdaient de leur harmonie. Il fallait alors, grâce au félinomètre, lui faire chanter la note juste. Ensuite, le chat devait être récompensé et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il chante toujours la bonne note.

 

Bien entendu, pendant toute cette opération délicate, la mégère venait le surveiller et lui caqueter dans les oreilles. Elle lui répétait la même chose chaque fois qu'il venait.

« Les robots imitant les humains sont une invention du diable ! Ça ne devrait pas exister, qu'en penses-tu mon garçon ? ». Sa rengaine se finissait toujours par un rire diabolique à faire pâlir Satan lui-même.

Les chats n'étaient pas trop désaccordés et il eut vite fini, mais Viktor ne put partir car la vieille folle avait caché ses affaires. Il les chercha longtemps dans tout le manoir et elle en profitait pour recommencer sa tirade anti-androïde. À force de l'entendre, il avait l'impression qu'elle insinuait que lui même en était un. Lui un androïde ? Cette idée absurde le faisait sourire, lui qui détestait tant les robots! Et puis cette histoire n'était qu'une légende urbaine que se racontaient les enfants en manque de frissons.

 

Il ruminait ces pensées sur le chemin du retour. C'était un beau soir d'automne, l'air était doux et les gens sortaient se promener ou allaient boire un jaj. Beaucoup portaient de belles tenues chatoyantes en soies d’araignée, certains étaient suivis par leurs animaux de compagnie, parfois robotisés ou pas vraiment vivants comme cette femme accompagnée par un mouton holographique. Au contact de cette foule joyeuse, l'accordeur oublia ses soucis et essaya d'ignorer les regards qui s'attardaient un peu trop longtemps sur lui. Le lendemain matin, il décida qu'il passerait les jours suivants au calme, car ses interrogations l'avaient ébranlé. La semaine fut paisible, il se consacra à l’écriture d'un concerto en chat mineur. Les journées étaient banales, sans incident mis à part ceux liés aux robots domestiques. Le retourneur-de-tartine écrasait les doigts de ceux qui s'approchaient trop près, l'horloge ne fonctionnait que par intermittence, le visiophone projetait n'importe où des hologrammes du président-bureaucrate... En somme, rien que de l'habituel. Viktor se comparait sans cesse à ces automates, il ne voyait aucune ressemblance entre lui, un être humain de chair et d'os et ces robots stupides, buggés et inutiles. Une autre question le tourmentait, que deviendrait-il lorsque Mme de Molombe mourrait ? Mais il savait qu'il avait tout loisir d'y réfléchir car le temps ne semblait pas avoir d'emprise sur elle.

 

Absorbé dans ses réflexions, il sursauta lorsque la sonnette retentit. Il alla ouvrir avec beaucoup de précautions, de peur d’être à nouveau assommé, mais il se retrouva face à une apparition incongrue. C'était une toute petite femme habillée avec des vêtements extravagants, qui semblait sortir d'un pré-musée. Elle lui fit un grand sourire et dit « Ah ! j'ai retrouvé le dernier... Bonjour M. Ekani ! », après quoi elle s'invita chez Viktor qui était encore stupéfait, et commença à parler. En peu de temps, il sut tout de sa vie. Elle s'appelait Ève Baldutia et était conservatrice du musée d'Histoire-Ancienne. Son musée possédait un orgue mais elle ne savait pas en jouer et souhaitait que Viktor lui joue un morceau de musique. Il accepta, heureux de l’intérêt de cette jeune femme et joua un morceau de sa composition. Peu à peu, Viktor se détendit, il lui parla de ses doutes et lui demanda franchement s'il était possible qu'il ne soit qu'un imposteur, qu'il ne soit qu'une machine imitant les humains. Cette question la rendit soucieuse et un silence pesant s'installa. Elle s'en alla peu après en promettant qu'elle reviendrait.

 

Un beau jour d'hiver, la porte de la vieille dame refusa de s'ouvrir. La croyant bloquée, Viktor lui asséna plusieurs coups. Elle s'ouvrit et il se retrouva dans le grand hall. Vide. La pièce était sombre mais des yeux jaunes brillaient ça et là. Les huit chats le fixaient. Ce qu'il redoutait était arrivé, elle était morte. Il s'enfuit, bouleversé, courant au hasard des rues et finit par s'asseoir sur un trottoir. Très vite, des enfants vinrent chahuter à côté de lui. Rapidement, leur jeu devint plus violent, ils s’amusèrent à lui jeter des pierres en chantant une petite comptine très désagréable.

« Pas de chair, ce sont des rouages

Il ne fait vraiment pas son âge

Un numéro d'identification

Garantie de son fonctionnement

Oh! Qu'est ce qu'il est ?

S'il l'apprend

Il s’arrête à jamais »

Viktor les menaça, mais ils chantèrent plus fort et avec plus d'entrain. Alors il s'éloigna en grommelant, les gamins le suivirent un peu puis partirent.

 

Ekani ressentait une grande colère contre ce monde et toutes ses machines inutiles. Par hasard, sa route croisa celle d'un robot éboueur. Ekani prit un malin plaisir à lui donner des ordres contradictoires, l'automate fut si vite submergé par toutes ces demandes qu'il se mit en veille prolongée afin de procéder à un redémarrage système. Viktor calma ses nerfs en le frappant et en l'insultant, puis rentra chez lui. Il alla directement à son atelier et regarda son orgue. Les chats s'agitaient et miaulaient bruyamment. Quelle était la cause de leur agitation ? Il comprit en voyant une ombre s'avancer vers lui, c’était Ève ! Il était heureux et soulagé de la voir. Il échangèrent des banalités et très vite, elle se rendit compte que Viktor ne semblait pas en forme. Il était fébrile, ne tenait pas en place. Lorsqu'elle lui demanda ce qui n'allait pas, il éclata : « Je n'en peux plus ! Je commence à croire la vieille folle, et puis ces gamins qui chantaient tout à l'heure... Ils savaient j'en suis sûr, mais je veux savoir moi aussi ! Qui suis je ? »

Il répéta cette dernière phrase tout doucement, pour lui même. Ève lui posa une main sur l'épaule et resta silencieuse un moment.

« Je peux faire quelque chose pour toi... Mais tu ne pourras pas retourner en arrière... »

Il la regarda et hocha la tête, il avait le droit de savoir, il voulait savoir. Elle fouilla dans son petit sac tellement rempli qu'il semblait sur le point d'exploser puis lui tendit un petit papier jaunâtre, et s'en alla. C'était une coupure de journal, en véritable papier, qui devait donc être très ancienne.

L'article parlait d'un mécanicien qui avait créé une vingtaine d'automates exactement semblables à des humains. Il y avait un appel à la population pour retrouver ces automates dont beaucoup s'étaient échappés pendant l'arrestation du mécanicien.

« Ami citoyens, si vous remarquez une personne avec un comportement étrange, inhabituel, n'hésitez pas à vérifier! Il suffit de lui serrer l'avant bras droit. Chez les automates, ce geste brisera une capsule d'encre, qui formera un numéro de série indélébile sur leur bras. »

Viktor ne prit pas la peine de lire la suite, il tremblait... Il entreprit de serrer son bras et entendit un petit bruit. De l'encre se propageait le long de son bras, un numéro apparut. Il était un robot.

Il transpirait, le fait de savoir ce qu'il était ne l'avait pas rendu plus léger. Au contraire, il se sentait encore plus mal que tout à l'heure et un froid intense semblait avoir pris possession de son corps. Il ramassa la coupure de journal qu'il avait lâchée et la regarda. Une phrase attira son attention. À la fin de l'article le journaliste concluait, avec optimisme :

« Mais heureusement le mécanicien fou avait prévu un moyen de les neutraliser. Si ces robots voient leur numéro de série, leurs mécanismes s'arrêtent définitivement. »

Viktor ferma les yeux. Ce n'était qu'un cauchemar, il allait se réveiller. Comme un somnambule, il s'assit à son orgue et commença à jouer le huitième miaulement de Grigorievitch. La musique lui faisait du bien, ses muscles se détendirent.

Son corps se ralentissait peu à peu, il continua malgré tout à jouer et y mettait toute son âme mécanique, tout son désespoir.

Les notes s’espacèrent puis il n'y eut plus que le silence.

 

FIN

par Agathe BAUDIN

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Commentaires (9)

1. Paul (site web) 23/02/2013

J'aime vraiment beaucoup, tu as définitivement un grand talent pour l'écriture et je le dit sincèrement
J'aime beaucoup l'histoire, la touche de poésie et d'humour qui font de cette nouvelle une perle rare

2. Gabriel Zachsarowsky (site web) 02/03/2013

Le maître mot ici est : original. Le personnage est original, la société dépeinte est originale, l'histoire est originale. Mais l'originalité d'un texte n'est rien sans les mots qui le font ; des mots très bien choisis et qui coulent, efficaces, admirablement bien. Tout est clair, tout marque l'esprit. En deux mots, j'aime.

3. Gabriel Zachsarowsky (site web) 22/03/2013

J'ai d'ailleurs fait un clin d'oeil à ton personnage dans la présentation de mon personnage lambda ( http://ailleursbetterstronger.blogspot.fr/2013/03/personnage-lambda.html ) ☺

4. Gabriel Zachsarowsky (site web) 26/05/2013

Félicitations pour ta nomination !

5. Julia 31/05/2013

Whaou trés sympa ta nouvelle.!! J'aime beaucoup, te felicite...
Tu m'as fait passer un bon moment, bercé par l'originalité et la beauté de ton texte...
Continus comme ça mon Amie et bientôt tu seras encore plus reconnue.!
bisous

6. elleetsoncrayon (site web) 31/05/2013

Merci!

7. le conteur brulemaison 04/07/2013

Bravo l'artiste !!! Amuses toi bien !!!
Tu as re découvert une invention du XVIII eme siécle !!!
C'est rigolo, comment as tu fait ???
Bonne continuation.
Grosses bises de ch'nord

8. Alix 08/07/2013

Bravo Agathe, tu écris vraiment très bien et l'on ressent réellement ta touche personnelle, j'aime beaucoup ! Les dessins sont super aussi, et ça ne m'étonne pas de toi, après tout l'aquarelle et le feutre ont toujours fait bon mélange, ça me rappelle une certaine " bande dessinée" aux personnages imaginés.... enfin bref, un grand bravo !
Bisous

9. Alix 08/07/2013

pour commencer le premier mot qui me vient à l'esprit est : Bravo ! Merci pour ta nouvelle vraiment très sympa et écrite avec ton univers : pas de doute elle t'appartient ! Tu aura laissé une jolie trace de tes écrits ! Les dessins aussi sont super, mais ça ne m'étonne pas de toi, après tout, l'aquarelle et le feutre ont toujours créés un beau mélange ! ça me rappelle d'ailleurs une planche de dessins aux personnages inventés il y a quelques années... :p enfin bref encore un grand bravo à toi, tu le mérite bien,
Gros bisous :)

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